URBAN HISTORY REVIEW/
REVUE D'HISTOIRE URBAINE
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REVUE D'HISTOIRE URBAINE Vol. XXIX, No. 1

Octobre 2000

page 3

The Politics of Municipal Annexation: The Case of the City of London's Territorial Ambitions during the 1950s and 1960s

John F. Meligrana

Résumé

Le réseau municipal du sud de l'Ontario a été considérablement ébranlé immédiatement après la Seconde Guerre mondiale lorsque le rapide essor urbain s'est mis à progresser au-delà des limites municipales existantes. Cette situation a engendré plusieurs tentatives de réforme sur le plan municipal. Cet exposé porte sur la politique que suscite un type de réforme particulier, soit l'annexion. La région de London-Middlesex fait l'objet d'une étude de cas destinée à illustrer pourquoi, comment et dans quelle conjoncture l'annexion en est venue à dominer le discours politique régional. On examine les tactiques, les stratégies et les moyens d'action politiques employés par la ville de London pour présenter et appuyer ses ambitions territoriales devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario et dans d'autres contextes au cours des années 1950 et 1960. L'annexion de Middlesex à London en 1961 a été l'enjeu de la dernière et de la plus acharnée des luttes sur laquelle la Commission a eu à trancher à l'égard d'un tel rattachement. L'examen des procès-verbaux des assemblées des conseils locaux, des rapports gouvernementaux, des dossiers de la Commission et des articles de journaux révèle également la politique que cette annexion a fait naître. On conclut que le succès de la démarche entreprise par London a découlé de la remarquable habileté politique de son administration et du manque d'organisation des opposants ruraux, ainsi que des procédés et activités de la Commission qui, en ayant pour effet de séparer la question des frontières municipales de celle de la gestion publique, ont favorisé l'annexion.
page 21

The Spread of Commuter Development in the Eastern Shore Zone of Halifax, Nova Scotia, 1920-1988

Hugh Millward

Résumé

Basée sur des renseignements provenant des cartes topographiques d'archives ainsi que de cartes récentes, cette étude dresse le plan des nouveaux développements des habitations (destinés aux banlieusards qui se rendent en ville pour travailler) dans le secteur Eastern Shore, en banlieue de Halifax. Le nombre d'habitations a été calculé à partir de cartes topographiques au 1:50 000 levées en 1917-20 (avant les déplacements des banlieusards), en 1960-7 (début des déplacements des banlieusards) et en 1988 (nombreux déplacements des banlieusards), et les modèles des cartes ont été analysés visuellement et statistiquement. Une séquence typique des développements est apparente tant au niveau régional que local, et celle-ci est expliquée et accompagnée d'exemples. Le modèle suivi par ces développements a été façonné par cinq variables : accès, services, environnement, facteurs socio-culturels et planification. Certaines variables ont une incidence principalement à l'échelle régionale (en particulier la distance entre le domicile et le centre-ville), d'autres au niveau du district (en particulier la distance entre le domicile et une école élémentaire), d'autres encore ont une incidence extrêmement localisée (par exemple l'existence d'une route en bordure de la propriété). Les résultats de cette étude peuvent être utiles pour anticiper et contrôler les développements futurs.
page 33

Mortality in an Early Ontario Community: Belleville 1876 1885

Larry A. Sawchuk and Stacie D. A. Burke

Résumé

Cette étude permet de mieux comprendre la santé dans les communautés ontariennes à la fin du dix-neuvième siècle ainsi que les principaux facteurs responsables du fort taux de mortalité durant cette période. L'étude porte sur Belleville en Ontario, entre 1876 et 1885. Cette communauté se caractérisait par une espérance de vie à la naissance d'une quarantaine d'années et un taux de mortalité infantile très élevé, soit 160 décès pour 1000 naissances. Les principaux facteurs agissant sur le taux de mortalité observé incluaient la tuberculose, la diarrhée post-sevrage et la scarlatine. Les probabilités de décès liées à ces trois grandes causes variaient beaucoup selon le sexe et l'appartenance religieuse. La durée plus longue de l'allaitement au sein chez les mères catholiques contribuait peut-être à abaisser le taux de mortalité causé par la diarrhée post-sevrage chez leurs nourrissons.
page 48

A Sense of Time and Place: Gilbert Stelter's Contribution to Urban History

John Taylor

Résumé

Ces propos ont été tenus lors d'une conférence intitulée « The Urban Academic » organisée en l'honneur du départ à la retraite de M. Gil Stelter, Ph.D., le 26 septembre 1998 à la University of Guelph. La conférence était présentée par le département d'histoire de l'Université. Gil Stelter a été le premier président du Canadian Urban Group après sa fondation en 1971 lors de l'assemblée annuelle de la Société historique du Canada à St. John's (Terre-Neuve). Depuis qu'il est à la retraite, M. Stelter continue d'écrire sur l'histoire urbaine et s'intéresse à l'hybridation des hémérocalles fauves. Il est président de l'Urban History Association dans les États-Unis.
page 53

Safeguarding "The Frog Pond".• London West and the Resistance to Municipal Amalgamation 1883-1897

Greg Stott

Résumé

London West, petite agglomération de la périphérie de London (Ontario) entre 1874 et 1897, offre l'exemple d'une communauté qui a lutté pour conserver son autonomie. Le village, peuplé principalement de salariés indépendants, d'artisans et de propriétaires de petites entreprises, tenait à conserver une identité distincte par rapport à la ville voisine. Si l'inondation dévastatrice de 1883 a d'une part provoqué la dévaluation des propriétés et a contribué dans une large mesure à la dégradation des relations entre le village et London, elle a d'autre part renforcé l'unité de la communauté de London West. L'inondation a également poussé les villageois à insister, lors des discussions avec la ville à propos d'une éventuelle fusion, pour conserver certains contrôles afin de pouvoir assurer la sécurité de leurs propriétés et de leurs familles. Les discussions n'en finissaient plus. Les villageois ont tenu bon jusqu'en 1897, moment où les conditions étaient devenues à ce point dégradées que les contribuables ont dû céder, forcés d'accepter les conditions peu avantageuses édictées par London. La décision ultime de se joindre à la ville en 1897 a été principalement prise en raison de la lamentable situation financière du village. On peut déduire de la longue résistance de London West à la fusion municipale que loin d'être des extensions sans identité propre réclamant à grands cris la fusion avec les villes voisines, les banlieues du XIXe siècle en Ontario étaient de véritables communautés.

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